03 décembre 2012

Le grimpeur maudit

grimpeur_14x20_BD.jpg

PARUTION 16 NOVEMBRE 2012

TÉMOIGNAGE

Présentation : Ce livre raconte ma passion pour la montagne et comment, en 1976, j’ai rencontré l’alpiniste belge Claudio Barbier.
Après sa mort, en 1977, ses parents et amis m’ont dévoilé, par bribes et morceaux,chacun à sa façon, les différents aspects de sa personnalité. Mais ce n’est qu’en 2010, avec les enquêtes sur les abus sexuels dans l’église, qu’apparurent les éléments qui pourraient répondre aux “pourquoi?”.
On connaissait déjà « les poètes maudits ».
Par analogie Claudio se sent « le grimpeur maudit »… Il le dit avec ironie, mais avec toutes ses déceptions, il y a du vrai.
D’ailleurs lui aussi “est incompris, rejette les valeurs de la société, se conduit de manière provocante,
dangereuse, asociale et autodestructrice et il meurt jeune, avant que son génie ne soit reconnu à sa juste valeur…”
(Wiki) Cependant, comme toujours, il s’y mêle beaucoup de second degré. Se hisser au rang des Lautréamont, Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Keats, Poe ou autre “Pauvre Lelian”, c’est un fameux clin d’œil. Mais là
aussi, il faut connaître les poètes pour comprendre le grimpeur…
Nous admirons l’activité des grands alpinistes, mais rarement connaissons-nous leurs motivations profondes.
Pourquoi Emilio Comici, qui peut-être était homosexuel et cela dans les années du fascisme, atteignait-il la volupté pendant qu’il franchissait en solitaire le vide et le surplomb?
Qu’a signifié pour Paul Preuss le fait d’avoir été, non seulement, un enfant maladif avec un
syndrome poliomyélitique, mais aussi un juif pendant la période historique de l’affaire Dreyfus?
Qu’a signifié pour Claudio Barbier le bulletin du 12 avril 1952 ?
Comme le disait Marino Stenico: “ Alpinisme... pourquoi ? ”

L'auteur : Anne M.G. Lauwaert est née en 1946 à Ninove en Flandre. Elle a passé une partie de son
enfance au Congo Belge où son père (pédagogue) avait été envoyé par le gouvernement belge pour
y créer une école destinée à former des enseignants autochtones, donc en contact direct avec la
réalité locale. Elle a suivi le lycée latin-mathématiques à Bruxelles et obtenu le diplôme de
kinésithérapeute à Tournai. Elle a beaucoup voyagé, notamment au Congo, au Pakistan et en Inde.

Tatamis – 103 rue Albert 1er 41 000 Blois
T : 09 54 30 20 40
M : 06 71 12 16 50
F : 01 70 24 70 64


Titre : Le grimpeur maudit
Sous-titre :
Prix : 20 euros - 380 pages - 14 x 20 cm - TVA : 7%
ISBN / EAN : 978-2-917617-53-3

Anna Lauwaert : 00 41 91 797 17 39

 

 

Mia Vossen a lu et apprécié Le grimpeur maudit d’Anne Lauwaert

Trente-cinq ans après sa mort tragique, Anne Lauwaert rend hommage à Claude Barbier. Son livre passionnera tous les amoureux de montagne et de liberté, de sports extrêmes. Ils y découvriront ce qu’est l’exploit, le dépassement de soi, l’amitié vraie. Ceux qui aiment les belles histoires d’amour seront entraînés par cette évocation d’un amour total, « naïf » et sans conditions.

Tout est défi dans ce livre très humain. J’ai particulièrement aimé les défis. Défis dans la conquête de l’inutile, conquête qui fait la fierté et les progrès de l’Occident…

Barbier est l’archétype du chercheur toujours mécontent, toujours résolu à dépasser ses limites… à ouvrir la voie aux autres. Il est un exemple pour tous ceux à qui on demande : « Et à quoi ça sert, ton sport, tes expériences, tes recherches ? » Avec lui, ils peuvent répondre : « Ça sert à montrer que c’est possible ! »

Barbier ne connaît pas le repos, sa recherche est frénétique et cette frénésie aussi est toute occidentale, elle apporte le résultat au bout de la recherche… quelle qu’elle soit.

Cette attitude nous donne aussi bien les sports de l’extrême que les avions et la médecine de pointe, les progrès fulgurants de l’informatique…

La lecture du livre d’Anne Lauwaert nous plonge dans le monde vrai du sport sans entraves, des sentiments spontanés, de la nature respectée… d’un amour exceptionnel qui sera brisé par la montagne.
Accident ? Meurtre ? Suicide ?
Où est la réponse ?

« Claudio Barbier est un nom fameux ; c’est une encyclopédie vivante des Dolomites, le grimpeur belge qui a tout fait (… ) et constitue une figure de l’alpinisme interclasse, exceptionnel, complet, très fort et très rapide, comme il n’en existe sans doute aujourd’hui dans aucun autre pays au monde. » (Alto Adige, 18/10/61) p. 236

Pour cet homme, pour préserver sa mémoire, Anne Lauwaert n’a pas écrit un livre d’alpinisme, mais un « livre de femme ». Pas toutes les femmes ont la chance de rencontrer un homme dont elles ont envie de raconter l’histoire. D’autre part je ne pouvais supporter que même dans le monde de l’alpinisme Claudio allait très vite être oublié… (p.357)
En tout cas, aujourd’hui je suis persuadée que toute « histoire » vaut la peine d’être « tentée », même si elle ne dure que quelques semaines. Être heureux est si rare qu’on ne peut laisser passer aucune occasion. Il faut vivre l’instant. (p.279)

C’est dans cette vie de l’instant, intense comme un exploit en montagne, qu’Anne Lauwaert nous fait pénétrer et nous refermons son livre avec regret…

21:43 Écrit par Xavier Bonjean | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Excellente lecture, merci beaucoup ! ! !

Écrit par : site de paris sportif | 27 mai 2014

Répondre à ce commentaire

Quel sujet exceptionnelle, j'ai déniché ce que je cherchais, tout en vous remerciant bon weekend.

Écrit par : cote match france | 15 juin 2014

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.