19 octobre 2009

Ministre André Antoine ne veut qu'un seul centre sportif de haut niveau

André Antoine ne veut qu'un seul centre sportif de haut niveau

(29/09/2009)

Il compte aussi aider les fédérations sportives en difficultés à la suite de la réduction de leurs subsides


NAMUR Contrairement à son prédécesseur Michel Daerden, le nouveau ministre des Sports André Antoine projette la création d'un seul grand centre sportif pour la formation des élites en Communauté française. Il compte aussi aider les fédérations sportives en difficultés à la suite de la réduction de leurs subsides. Interrogé mardi en Commision du parlement de la Communauté française par Pierre-Yves Jeholet (MR), M. Antoine a justifié le nouveau choix d'un seul centre (M. Daerden en prévoyait 4 à Mons, Jambes, Liège et Bruxelles) par la décision de la majorité de l'"Olivier" de recentrer les moyens, tant pour des raisons budgétaires que par la prise en compte de l'exiguïté du territoire de la Communauté et de la réalité sportive.

Mais avant que le projet devienne réalité, le ministre veut tâter le pouvoir fédéral, question de vérifier si les responsables flamands ne seraient pas prêts à participer à la constitution d'un centre fédéral, ce qui serait une meilleure solution aux yeux de M. Antoine.
Si la réponse est négative, il faudra donc se recentrer sur la Communauté: "On s'y prépare mais on ne s'y résigne pas", a commenté prudemment le ministre.
En cas de scénario "communautaire", il faudra d'abord rencontrer les fédérations, désigner un endroit accessible en fonction des impératifs de mobilité et vérifier si l'une ou l'autre ville ne possède pas déjà des équipements sportifs qui pourraient alléger l'effort budgétaire à déployer.

Des partenaires privés comme le COIB pourront aussi être approchés.
André Antoine n'a pas caché que les moyens financiers ne sont aujourd'hui pas bien étoffés: 8 millions d'euros, dont une partie doit servir à l'amortissement du Country Hall de Liège pendant plusieurs années et à l'entretien de certains centres Adeps aujourd'hui vétustes.
Le ministre est donc à la recherche d'un "véhicule" susceptible de porter l'investissement nécessaire au centre de haut niveau en "lissant" l'effort budgétaire à réaliser...
Par ailleurs, M. Antoine a convenu que les diminutions des subventions accordées à certaines fédérations sportives pour leurs sportifs de haut niveau, décidées par le précédent gouvernement, étaient peut-être un peu brutales. Il va rencontrer les fédérations concernées pour essayer, ici aussi, de "lisser" ou compenser les diminutions annoncées.

Le budget réservé à ces subventions n'a pas été diminué mais des réaménagements ont eu lieu, en fonction des performances engrangées notamment, réaménagements qui ont bénéficié à 9 fédérations. Ainsi, le tennis est passé de 595.000 euros en 2008 à 967.000 en 2009, l'athlétisme de 470.000 à 568.000, le tennis de table de 379.000 à 432.000, etc..., a précisé André Antoine.
Mais une série d'autres fédérations ont perdu du financement, qui se traduit par la perte de 20 emplois "Equivalents Temps Plein". Parmi elles, celles du sport pour handicapés, de basket, de judo, de badminton, de volley-ball, de cyclisme, etc

En outre, le ministre a décidé de rencontrer les fédérations sportives trois fois par an, à l'image de ce que faisait avant lui le ministre Claude Eerdekens, une tradition que n'avait pas perpétuée M. Daerden.

 

© La Dernière Heure 2009

16:11 Écrit par Xavier Bonjean dans Escalade à gogo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |